Une des remarques que j’entends le plus concernant les compagnons de com’ c’est que « c’est enfantin ».
C’est vrai que Gribouille a un côté très mignon, très « kawaii ».
Mais est-ce pour autant un problème ?
Explorons ensemble le potentiel d’un personnage de com’.
Pas besoin de vendre des couches pour avoir un personnage de marque
Pour commencer, le mieux à mon avis est de te donner des exemples.
Car oui, tu connais des personnages utilisés dans des marques et des entreprises qui ne sont pas pour les enfants ET qui sont ultra impactants.
Vendre des pneus ? Michelin
Evidemment difficile de ne pas commencer par lui, le bonhomme Michelin.
Il existe depuis une éternité et l’entreprise ne s’adresse pas aux enfants.
Un autre exemple ?
Proposer des crédits ? Cetelem
Vert, un peu « kitch » mais facile à détourner, à faire vivre.
Ce n’est pas le personnage qui détermine s’il est “pour enfants” ou “pour adultes” mais le contexte, le ton de la marque, et la façon dont le personnage est mis en scène.
L’impact du storytelling incarné dans une stratégie B2C ou B2B
Oui… storytelling incarné (merci chat gpt… c’est un très bon concept !)
Quand on a un personnage, un compagnon de com’ comme je les appelle, on a un « outil » fantastique pour développer un storytelling unique pour son entreprise.
Un exemple ?
La maif…
Quoi de mieux que de parler du quotidien des personnes qu’en les mettant en scène ?
Et avec un personnage « simple » tout le monde peut s’identifier.
« Enfantin » les bonhommes bâton de la Maif ?
Un coup de génie plutôt qui est soutenu par une très bonne stratégie.
Marre du corporate fade ? Mets un personnage dans ta com’
Ah le « corporate »… tout un poème…
Après avoir travaillé quelque temps pour Airbus, le CNES… j’ai encore un peu de mal avec le design « bleu pour faire pro ».
Mais ce n’est qu’un exemple parmi d’autre.
Pour être pro soyons « corporate » ?
Admettons que pour de grands groupes ça marche.
Mais pour toi ?
Es-tu vraiment convaincu que pour attirer des clients « adultes et pro » , il te faut une com’ fade qui rentre dans les codes ?
Imagine ce que tu peux faire avec un personnage :
- Gentil flic / méchant flic: donne du pep’s à ta com’ avec un dialogue entre le personnage un peu « poil à gratter » et l’humain pro et expert.
- De l’humour pour créer un lien émotionnel et faire qu’on se souvienne de ton entreprise avec de bonnes ondes, même si tu es comptable ou thérapeute (je pense à Major mouvement par exemple, il n’a pas de personnage, c’est lui le personnage et il a beaucoup d’humour)
- Un personnage « enfantin » ou « ludique » avec une bonne stratégie va donner un contre-pied unique, un décalage qui donne de la profondeur à ce que tu proposes… ça n’est justement pas « premier degré » et c’est volontaire.
Le pouvoir des personnages… même sans coloriage ni goûter
Un premier point fort du personnage c’est l’effet de contraste comme levier de communication.
Le décalage entre style enfantin et discours adulte crée de la surprise, de l’attention, voire de la sympathie.
Et c’est justement ce qui rend le message plus mémorable.
Le second c’est le lien émotionnel avec ta cible.
Il y a toujours un souvenir d’enfance joyeux associé à une petite bouille, à des grands yeux ou à un animal mignon.
Quand j’ai créé « carrément royal » pour Isabelle, une des premières choses qu’elle m’a dit c’est « ça me rappelle Princess Sarah » (dessin animé des années 80) (l’article qui parle du projet)
Et elle n’a pas été la seule, certaines de ses clientes et des miennes aussi ont eu cette madeleine de Proust en tête.
Et pourtant son personnage n’a rien à voir avec le design de Princess Sarah !
Mais c’est l’émotion d’enfant qui s’est exprimé positivement.
Et pour enfoncer le clou, pourquoi penses-tu que les tendances IA « façon Ghilbli » et « Starter pack » aient si bien fonctionnées ?
Ce sont des personnages créés à partir de l’essence de l’humain… des personnages au « look enfantin ».
Alors ok, quand on me fera la remarque que mes compagnons de com’ font « enfantin »… je pourrais dire « merci ».
En conclusion
Premièrement : je préfère dire que mes compagnons ont un esprit « ludique » et « doux » plutôt qu’enfantin (ça c’est dit !)
Ensuite : il existe de nombreux exemples de marques « adultes » qui ont des personnages, parfois au style très enfantin
Et enfin : le ressort émotionnel et l’effet de contraste sont vraiment impactant
Donc oui, tu peux avoir un doodle ou une demoiselle comme compagnon de com’ tout en ayant une image pro.
Le contexte mais aussi le caractère du personnage sont là pour apporter de « petit plus » qui fera toute la différence.
Je ne te dis pas que c’est facile mais c’est une option qui sort des sentiers battus sans aucun doute !